La logistique urbaine a son prix

Stratégies Logistique et Premium Contact organisent la première édition des prix de l’innovation durable. La période de remise des prix n’est pas choisie au hasard. Remettre un prix de logistique durable au moment de la COP21, en l’occurrence le 15 décembre, représente tout un symbole. Ces prix, puisque plusieurs catégories ont été définies, seront remis durant la convention World Class Logistics, organisée par Premium Contact.

prix stratégies

6 catégories ont été définies dont, pour la première fois, une catégorie de logistique urbaine.

L’objectif de ce prix est de récompenser une initiative qui a été mise en œuvre et qui peut être reproduite à plus grande échelle. Le règlement de cette compétition mentionne clairement l’ouverture vers les méthodes collaboratives et durables. Le champ d’action est très large.

Après l’appel à projets de la Ville de Paris, qui a permis à 37 entreprises de présenter un dossier, le prix Stratégies Logistique de la logistique urbaine devrait permettre de positionner des projets qui ont été mis en œuvre sur différents territoires.

D’autres catégories ont été définies dans ce concours : un prix chargeurs, un prix transporteurs et prestataires, un prix infrastructures et un prix écoconception.

Ces prix récompensent tous une démarche environnementale vertueuse, sans dogmatisme.

Un Grand Prix Stratégies Logistique pourra récompenser une réalisation transverse ou emblématique.

Ce positionnement délibéré de Stratégies Logistique et de Premium Contact a pour objectif de fixer les esprits vers les entreprises, chargeurs, prestataires, start-ups, collectivités publiques, groupes immobiliers ou SSII qui innovent dans le sens du développement durable.

C’est l’occasion, pour des sociétés qui pensent avoir mis en œuvre des solutions nouvelles et vertueuses sur le plan environnemental, d’obtenir une reconnaissance qui pourra faire partie de leur politique de communication.

La date limite de remise des dossiers est le 16 octobre !

Soyez nombreux à participer à cet évènement !

La loi sur la transition énergétique adoptée. La distribution est en première ligne.

La loi sur la transition énergétique a été définitivement validée par le Conseil Constitutionnel le 13 août, à l’exception de quelques articles ne concernant pas directement les transports.

Cette loi comporte plusieurs volets dont celui des transports propres.

La grande distribution est montrée du doigt à plusieurs reprises dans ce texte notamment dans ce chapitre.

supermarché

Le secteur de la distribution se voit en effet imposer la réduction de ses émissions de gaz à effet de serre liées au transport et à la logistique de 10% d’ici à 2020 et de 20% d’ici à 2025. Les entreprises de la distribution doivent communiquer à l’ADEME, avant fin 2016, leur plan d’action leur permettant d’atteindre ces objectifs.

Cette décision implique tout d’abord de mesurer, ce qui est déjà une obligation légale, pourtant pas toujours respectée ou effectuée de façon objective, l’impact carbone du transport et de la logistique.

Le chiffre conséquent de 10% en 5 ans impose pour la grande distribution la mise en œuvre d’actions rapidement opérationnelles. Cet article de la loi met en situation centrale le supply chain manager, qui a pour mission non seulement de gérer au mieux les flux générés par son entreprise, mais de mesurer et réduire l’impact carbone de façon significative, au risque de se trouver dans une situation délicate au regard de la loi.

Les moyens permettant d’atteindre cet objectif sont multiples.

Ils concernent tout d’abord l’optimisation des flux. Les groupes de distribution ont déjà largement engagé des actions dans ce sens en mettant en œuvre des solutions de pooling, en réorganisant leurs plates-formes afin de réduire les trajets et optimiser les chargements.

Un autre moyen de réduire les émissions de gaz à effet de serre est d’acheter plus près. L’achat local, concept qui trouve souvent l’adhésion des consommateurs, retrouve sa pertinence en réduisant les impacts transport. Pourquoi vendre des poires d’Argentine quand nous trouvons les mêmes en France ? Pourquoi faire fabriquer des vêtements en Chine lorsqu’un approvisionnement alternatif peut être trouvé en Europe ou dans le bassin méditerranéen (Maroc, Turquie, Tunisie) ? Raccourcir les transports amont et, mieux encore, utiliser des moyens alternatifs à la route permettront de tendre vers cet objectif. Utiliser le mode ferroviaire ou le transport fluvial peut permettre d’améliorer son bilan carbone.

Le troisième ensemble de solutions concerne la distribution du dernier kilomètre. Le choix de véhicules propres, électriques ou GNV (le GNV ayant cependant un effet limité sur l’impact carbone) peut constituer une solution intéressante. L’optimisation des livraisons à domicile et livraisons e-commerce constitue aussi un volet important d’optimisation sur des segments en forte croissance. De nombreuses solutions d’optimisation du dernier kilomètre et de la logistique urbaine sont présentées dans le livre « La logistique urbaine – les nouveaux modes de consommation et de livraison » Editions FYP.

Une chose est aujourd’hui certaine. La green logistics n’est plus un discours. Ce n’est plus seulement le moyen d’améliorer sa communication en mettant en évidence quelques expériences vertueuses, parfois limitées en impact. C’est aujourd’hui pour la distribution, alimentaire et non alimentaire une obligation légale.

Cette obligation touche à la fois aux sources d’approvisionnement, au positionnement et au dimensionnement des plates-formes, au transport amont et au transport du dernier kilomètre, vers les points de vente ou les consommateurs.

L’élément central sera sans aucun doute la mesure objective, effectuée par un tiers, permettant d’informer et de suivre régulièrement les progrès accomplis.

Au cœur de l’été, Amazon nous annonce l’arrivée des drives.

bureau de Poste drive  USA 1965

bureau de Poste drive
USA 1965

Une fois de plus, Amazon laisse filtrer des informations sur l’ouverture possible d’un espace de vente, plus exactement d’un drive, en Californie.

Les acheteurs pourraient, dans un espace de 1100 m², retirer à pied ou en voiture, leurs achats de produits notamment alimentaires.

Certaines informations laissent penser que ce modèle pourrait être celui d’Amazon Fresh en Europe.

C’est évidemment une nouveauté pour un pure player, dont le modèle économique est fondé sur une réduction des coûts fixes, notamment immobiliers et commerciaux.

Mais cette information n’est pas une révolution. De nombreux e-marchands disposent de points de retraits comme Ulmart en Russie ou Grosbill en France.

Le drive existe aux Etats-Unis depuis au moins 50 ans et même depuis la fin des années 1940 ! En France, les 2700 drives alimentaires se sont développés avec succès en une quinzaine d’années, le premier drive alimentaire ayant été créé en 2000.

L’annonce d’Amazon est alors peut-être un constat d’échec.

En effet, Amazon parvient au constat que la livraison au consommateur final, notamment pour des produits alimentaires nécessitant une livraison multi-températures, à ces créneaux horaires restreints car identiques pour la plupart d’entre nous, représente un coût insurmontable.

Le consommateur, surtout en France, est habitué à une livraison à prix réduit et souvent gratuite.

Le consommateur sera donc réduit à se déplacer et porter ses courses alimentaires, comme à l’époque du commerce physique, faute de solution de livraison ?

Pour exister dans ce métier nouveau du commerce alimentaire, Amazon devra trouver des arguments nouveaux. En effet, l’argument du choix, du prix et de la simplicité de livraison ne sera pas nécessairement au rendez-vous.

Amazon sera confronté à une concurrence impitoyable, celle de la grande distribution alimentaire, qui dispose du réseau de magasins dont le rôle évolue vers le métier de point de retrait d’achats sur internet.

Ces groupes disposent également, pour nombre d’entre eux, d’un réseau étendu de drives solos.

La grande distribution mettra en face d’Amazon Fresh des arguments de poids : son réseau, mais surtout sa puissance d’achat qui se met progressivement en place avec les concentrations en cours.

Amazon nous avait donc habitués à des modèles plus innovants que la création de drives.

Par exemple, celui de concurrencer la grande distribution en s’appuyant sur les commerces de proximité est très certainement un modèle plus acceptable et plus porteur d’innovation que de devenir un nouveau réseau de drives alimentaires alors même que le territoire français semble atteindre un niveau de saturation.

Amazon pourra trouver chez ces commerces de proximité l’offre de produits, mais aussi la solution de point de retrait, à l’image des points relais.

Amazon pourrait également modifier son image, en se transformant comme un soutien du commerce traditionnel, agir comme un soutien local de la vie de quartiers et pas un concurrent supplémentaire d’un secteur d’activité déjà bien mal portant.

20 minutes nous raconte la livraison collaborative !

Depuis plus d’un an, ce blog parle de l’évolution collaborative de la livraison du dernier kilomètre.

Ce n’est pas un hasard. En effet, l’économie collaborative concerne directement ou indirectement de nombreux aspects de notre vie quotidienne. L’usage partagé des moyens de transport jusqu’à présent individuels comme Velib ou Autolib en constitue un des aspects. Les modèles d’Airbnb, de Drivy ou de Blablacar en montrent d’autres aspects. Ebay, Le Bon Coin ou tous les sites de revente d’objets utilisés sont également caractéristiques de notre époque.

Sans être aussi structurés, ces modèles existaient déjà avant tous ces noms connus et bien avant internet. La location d’appartements de vacance ou le covoiturage ont toujours existé, comme les brocantes ou les locations de vélos.

Ce qui change dans l’économie collaborative, c’est l’utilisation d’une communauté dans une base de données numérique, c’est la mondialisation des informations et probablement la vitesse avec laquelle ces modèles se développent.

Une fois n’est pas coutume, ce blog vous conseille une excellente lecture sur les données, le tout nouveau livre de Louis-David Benyayer, éminent spécialiste de la logistique urbaine, et de Simon Chignard « Datanomics », aux Editions FYP. Les éditions FYP ont édité l’ouvrage de Jérôme Libeskind « La logistique urbaine – les nouveaux modes de consommation et de livraison ». Voici donc quelques idées de lecture sur la plage ou dans votre appartement Airbnb !

livre logistique urbaine

Mais cet été nous apporte d’autres bonnes surprises. La livraison collaborative, jusque-là méconnue en France (ce blog en parle cependant depuis un an), devient un sujet grand public. Le journal gratuit 20 minutes, qui vient de publier différents articles sur les tendances de l’économie collaborative, s’intéresse à ce modèle. La mise en perspective de ce modèle avec les autres modes de consommation et services collaboratifs, comme la mise à disposition d’espace dans sa cave (le costockage) est tout à fait intéressante.

20 minutes

Transporter une personne dans sa voiture, c’est assez simple et c’est le covoiturage. Transporter des colis, c’est autrement plus compliqué. Les colis sont de dimensions et poids multiples. Il faut accéder au destinataire, lui remettre sa commande, respecter un engagement.

Pourtant, ce modèle se développe à une vitesse considérable aux Etats-Unis, en Chine, mais aussi en Europe, de la Suède à la Russie, en passant par l’Allemagne, l’Autriche, la Suisse, la Finlande et aussi la France.

Comme le covoiturage, nous connaissons les modèles interurbains ou locaux. Il existe également de nombreux modèles intercontinentaux.

A titre d’exemple, je voyage à Nairobi. J’ai droit à 20 kg de bagages et n’en ai que 10. Je mets les 10kg à la disposition d’autres personnes pour acheminer un colis.

Sur le plan local, le modèle prendra progressivement sa place parmi les solutions de livraison du dernier kilomètre, en un temps réduit, le soir, le week-end par exemple.

Même si l’assimilation du modèle de livraison collaborative avec l’uberisation de l’économie peut être à l’origine de confusions, il n’en reste pas moins que la livraison collaborative constituera une des solutions les plus pertinentes de la logistique urbaine. En effet, mettre des colis dans des sacs à dos ou des Velib plutôt de que de les transporter dans des camions ne nécessite pas d’être spécialiste pour imaginer l’impact environnemental avec un investissement bien faible par rapport à d’autres solutions de logistique urbaine ! Si par ailleurs nous profitons de déplacements existants, on optimise l’intégralité de la chaîne. Nul doute que la livraison collaborative constituera donc un des principaux gisements de développement de la logistique urbaine et pourra modifier la façon de livrer des colis ou des marchandises dans les villes.

Un des meilleurs exemples est celui de Drivoo, qui est intervenu en mars 2015 sur la table ronde organisée par Jérôme Libeskind sur la SITL.

La logistique collaborative est créatrice de valeur, d’abord environnementale.

La logistique urbaine, c’est aussi un engagement

Conférence Nationale Logistique, Forum d’été de Supply Chain Magazine, cette semaine est ponctuée d’évènements majeurs avec un point commun : la green supply chain.

Mais n’oublions pas que toutes les grandes idées évoquées durant ces colloques n’avanceront pas sans le maillon le plus important, les opérateurs.

Un des principaux opérateurs de la logistique urbaine, la société The Green Link, spécialisé sur la livraison de Paris en cargocycle, dont ce blog, comme de nombreux autres supports, s’est fait largement l’écho, fait appel au crowdfunding.

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C’est une initiative peu habituelle dans ce secteur et pourtant largement développée par de nombreuses start-ups.

Aider The Green Link,  c’est participer au développement d’une des start-ups les plus performantes du dernier kilomètre et c’est aussi montrer son engagement pour l’avancement de la cause de la logistique urbaine. Les mots et les discours, c’est utile. Une aide financière, un prêt, est aussi une forme d’engagement qui permet de soutenir des initiatives.

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La proposition de The Green Link, à laquelle nous sommes déjà nombreux à adhérer, est présentée dans le lien suivant.

https://www.mymicroinvest.com/fr/startups/1176-the-green-link

Soyez nombreux à permettre à The Green Link de finaliser son projet !

Jérôme Libeskind dédicace son livre !

Le forum d’été de Supply Chain Magazine, jeudi 9 juillet, a choisi cette année de se concentrer sur les différents aspects de la Green Supply Chain. Conférence nationale logistique, COP 21, les évènements ne manquent pas pour échanger sur toutes les évolutions rapides qui caractérisent la prise en compte de l’environnement dans la Supply Chain.

L’ouverture des travaux de ce colloque sera confiée à François-Michel Lambert, député des Bouches-du-Rhône, mais aussi Président de la Conférence Nationale Logistique. Nul doute que cet éminent représentant politique, mais aussi logisticien et expert en économie circulaire saura orienter les débats sur les véritables enjeux de la Green Supply Chain.

Ce colloque très complet abordera les sujets d’économie circulaire, de réduction de l’empreinte carbone dans les transports et du rôle des chargeurs et des distributeurs. Le forum d’été prévoit également une table-ronde sur la logistique urbaine à 17h45. Jean-Philippe Guillaume animera ce débat autour du sujet d’actualité : quelle logistique pour la ville de demain ? Plusieurs experts dont Jérôme Libeskind, expert en logistique urbaine et e-commerce,  participeront à cette table-ronde. Nous parlerons de livraison à domicile, d’espaces logistiques urbains, de réglementation, mais aussi de livraison collaborative.

A l’heure du déjeuner, Jérôme Libeskind dédicacera son livre « La Logistique Urbaine – les nouveaux modes de consommation et de livraison » Editions FYP. Ce stand sera tenu par la librairie Eyrolles, qui est présente à l’ESCP, 

.livre logistique urbaine

Venez nombreux jeudi à l’ESCP !

Uberpop, la livraison collaborative, évitons les confusions.

L’actualité nous apprend qu’il est possible de dissoudre une application mobile… La réussite d’Uber n’est pas son modèle social, mais son application mobile mondiale, qui permet d’apporter un service jusque-là inconnu. En interdisant Uberpop, on interdit une application mobile. C’est sans aucun doute une première.

La vraie question n’est plus de savoir si Uberpop sera véritablement interdit ou si le feuilleton judiciaire finira par donner raison à Uber. La seule question intéressante est de savoir ce que va inventer Uber, qui ne manque pas d’idées et d’initiatives nouvelles à travers le monde.

Une des solutions à la mobilité en ville sera donc peut-être plus Uberpool (pour simplifier le taxi collectif) qu’Uberpop. Mettre plusieurs personnes dans le même véhicule permet de réduire les coûts, mais aussi les externalités négatives dans les villes.

L’absence de consensus sur le sujet des taxis n’a qu’un seul responsable, l’Etat, qui a laissé depuis des années se dégrader une situation et a accepté la spéculation sur les fameuses « plaques » dont le prix a augmenté proportionnellement à la pénurie de taxis dans les villes.

Cette situation a constitué un terreau pour le développement de services tels qu’Uberpop.

Uberpop n’existe pas à Londres car le service des taxis est performant et assure sa mission dans la politique de déplacements de la ville. Dans d’autres villes comme New York, les taxis ont décidé de se battre sur un autre terrain, celui de la technologie.

Le succès du covoiturage montre que l’économie collaborative peut trouver un équilibre et un apport collectif en participant à la politique de déplacements.

La mobilité des personnes, au travers du partage des moyens de locomotion prend progressivement une place dans notre vie quotidienne. Velib, Autolib, mais aussi Blablacar ou Drivy sont les meilleurs symboles de ces nouveaux modèles, qui ont pour point commun le partage.

Partager, c’est mieux utiliser, réduire les coûts, mais c’est aussi moins polluer lorsqu’on le fait de façon intelligente.

La mobilité des marchandises n’échappera pas au mouvement de notre société vers l’économie collaborative.

crowdsourced delivery

Elle répond à des problématiques différentes. Elle est tout d’abord montrée du doigt par tous les acteurs publics comme une des principales sources d’externalités négatives dans les villes, le CO2, mais surtout les émissions de particules fines et l’encombrement de la voirie. Elle répond à des exigences de délai, de traçabilité, de coût, de service, toujours plus contraignantes.

Lors des derniers jours, deux nouvelles significatives marquent clairement une évolution vers ce mode de livraison urbaine.

Tout d’abord, Amazon a annoncé l’étude de livraison de colis à bas coûts à partir de communautés de particuliers. Toujours précurseur dans la mise en œuvre de solutions innovantes, Amazon souhaite montrer qu’il est possible de faire mieux et moins cher que des réseaux de transport traditionnels.  La problématique d’Amazon est financière mais elle est également de faire bouger les lignes de la mobilité. En effet, la majorité des colis d’Amazon peuvent être livrés dans les centres villes par d’autres moyens que des camions, notamment les modes doux de distribution (à pied, en transports en commun, en vélo).

La seconde nouvelle est le développement rapide d’un des principaux acteurs américains de crowdsourced delivery, la start up Deliv, qui vient de racheter un de ses concurrents de Chicago, We Deliver. Deliv propose à des particuliers de livrer des courses à partir de centres commerciaux vers d’autres particuliers. We Deliver, implanté à Chicago, s’est orienté avec le même concept vers l’apport de services aux commerces de proximité.

L’Europe et la France ne restent pas absentes de cette évolution très rapide du transport du dernier kilomètre, qui deviendra bientôt une des composantes essentielles de la logistique urbaine.

La start-up Drivoo a démarré son activité dans le sud-ouest et propose un modèle de livraison collaborative basé sur une optimisation des parcours. Ses clients sont des commerces de proximité, des enseignes de la distribution. Le modèle de la livraison collaborative, lorsqu’il est bien construit, présente de nombreux avantages :

  • Réduction immédiate et importante des externalités négatives en mutualisant les trajets et en utilisant des modes doux en remplacement des camions (transports en commun, vélos, à pied…)
  • Développement des liens de quartier entre les commerces de proximité et les habitants
  • Développement d’une communauté collaborative
  • Réduction des délais de livraison

A l’approche de la COP21, nous voyons se développer rapidement de nouveaux modèles, dont le fondement n’est pas une dégradation sociale, mais une organisation différente des transports, afin de mettre en avant la réduction sensible des externalités négatives dans les villes.

Mon livre : La logistique urbaine – les nouveaux modes de consommation et de livraison- Editions FYP